2/ Comment l'espace accompagne-t-il ce besoin ?





A/ FÊTES ET FESTIVALS CÉLÈBRES





BURNING MAN



Black Rock, Nevada. Au beau milieu de ce désert américain se tient chaque année durant neuf jours, lors de la dernière semaine d’août, le festival Burning Man, né au solstice d’été en 1986 sur la plage nudiste de Baker Beach à San Francisco. Larry Harvey, jardinier paysagiste, Jerry James, charpentier, John Law, artiste, et quelques amis réalisent et brûlent une construction humaine en bois de 2,4 mètres lors d’une soirée. Plus de trois décennies après, pas moins de 70 000 personnes du monde entier, s’arrachent des billets à 400$ en moins d’une heure sur internet pour participer à ce qu’on pourrait voir comme un successeur de Woodstock en route vers le carnaval d’une époque inconnue.

Mais pourquoi un tel engouement pour un festival se tenant à mille lieux de rien, au milieu des bourrasques de sable et de sel, et où le confort est réduit au minimum syndical, c’est-à-dire manger, boire et éviter les coups de soleil ?

Vous l’aurez compris, c’est une échappatoire. Un rendez-vous annuel où durant neufs jours Black Rock City (nom donné à la « ville » éphémère du festival) ouvre les portes d’une parenthèse utopique pour certains, anarchique pour d’autres, où les règles laissent place aux préceptes et où l’argent n’existe plus.
À en croire le témoignage du réalisateur Laurent Le Gall, sur les 70 000 burners on croise des gens issus de la beat generation, des artistes, mais également des avocats, des gens de la Silicone Valley (Google, Facebook) et toute autre profession où le stress est proportionnel au salaire. C’est-à-dire que tout le monde vient prendre des vacances purgatives à Burning Man indépendamment de sa classe social.
En restant sur le territoire américain on pourrait y dresser un parallèle avec le film de James DeMonaco American Nightmare qui dresse un futur dans lequel une nuit par an les crimes deviennent légaux afin de maintenir la paix le reste de l’année. Les fondements du scénario sont révélateurs d’un besoin, celui de rétablir ce que l’on considère, intimement, comme l’ordre. Ce film expose la purgation par l’horreur, Burning Man par la liberté d’expression au-delà de toute limite mais dans le pays des extrêmes. Il est intéressant de voir comment une population traduit et s’approprie un besoin de tabula rasa au moyen de l’expression.






« Dans ce pays en guerre on a besoin de se donner un espoir, de fuir quelques temps le flux toxique recyclé jusqu’à la nausée par des médias partiaux et dédiés au sensationnalisme. »

Laurent Le Gall, Réalisateur

Cette expression justement, comme vous pouvez le voir sur ces images mais aussi des milliers d’autres, se traduit par d’autant de façons que d’individus à cet évènement. Souvent vestimentaire (ou pas du tout...), Burning Man est, comme je le disais plus haut, un carnaval qui aurait pour thème « venez comme vous avez besoin d’être », ce qui, comme on peut l’imaginer, laisse place à de multiples excentricités qui permettent de se libérer du carcan de la cravate pour être qui l’on est ou aller le chercher. Mais au-delà de ce que l’on porte (ou pas) c’est la dynamique de la « ville » qui vient se parer de l’imagination de ses habitants. Avec des moyens de locomotions venant d’une époque aussi lointaine dans le passé que le futur, que dans l’architecture éphémère spectaculaire en bois qui, à l’instar d’un Mandala de sable tibétain avec le souffle, disparaîtront le neuvième jour par les flammes.
Cette disparition par le feu permet de marquer l’arrêt de cette « récrée » et de la rendre mortelle (et donc vivante). Ainsi cette expérience de continuer à vivre dans les souvenirs qu’il a laissé en chacun de ses participants avant de revenir se fondre avec son compteur à zéro dans le monde « normal » .






TOMORROWLAND


À plusieurs milliers de kilomètres de là, à Boom (la bien nommée) en Belgique, ce sont quelques 400 000 festivaliers, venant cette fois encore du monde entier qui se retrouvent le dernier week-end de juillet depuis 2003, à Tomorrowland. Suite au succès du festival, celui-ci s’est également exporté en 2013 en Géorgie aux États- Unis puis deux ans plus tard à São Paulo au Brésil.

À la différence de Burning Man, les quinze scènes (en moyenne) du festival, ainsi que tous les décors sont créés par l’organisation avec des moyens considérables. Mais avant d’être un événement visuel, Tomorrowland est un événement musical où se rencontrent des centaines de DJs mondialement connus.
Alors pourquoi s’investir autant dans les décors ?
C’est justement ces décors qui ont fait la renommée de l’événement et attirent chaque année plus de visiteurs. En effet, ces univers psychédéliques et oniriques plongent ses participants dans un monde parallèle tel Alice au pays des merveilles, avec chaque année un thème différent à l’honneur, donnant à Tomorrowland des allures de parc d’attractions, où les différentes scènes feraient office de manèges. Tomorrowland nous fait voyager dans un monde immersif où le fond et la forme ne font plus qu’un tout comme chez ses prédécesseurs Woodstock ou, Burning Man (pour ne citer qu’eux) mais avec des idéaux, des moyens financiers et technologiques ancrés dans son époque. Cela permet aux visiteurs, voyageurs, de franchir l’entrée du festival comme on franchit la douane d’un pays inconnu où tous nos sens vivent de nouvelles premières expériences grâce à toutes ces formes d’arts qui se rencontrent.
L’arrivée relativement récente du festival, son organisation, son accessibilité ainsi que son coût moins élevé constituent ses principales différences avec son grand frère Burning Man. En découlent naturellement une philosophie et une moyenne d’âge différentes, moins portées sur l’utopie collective, et plus axées sur le paraître que l’être, mais non moins purgatives... Et c’est en effet dans cet univers immersif, où notre vue et notre ouïe sont sollicitées plus que de raison, que la rupture entre les mondes vient à opérer.
Mais comme vu précédemment nous n’avons pas la naïveté de croire que ces deux sens suffisent nécessairement à transporter tout le monde dans un moment de catharsis...
En effet, la prise de drogues peut constituer une composante, parfois centrale de ces évènements. Et si elle n’est pas implicite et/ou systématique dans des festivals de grandes ampleurs comme ceux évoqués précédemment, elle l’est beaucoup plus dans les fêtes clandestines comme les rave et les free party.





RAVE PARTY


Ces fêtes qui apparaissent presque par magie au beau milieu des champs ou dans des lieux désaffectés, rassemblent elles aussi une communauté de gens en quête d’une échappatoire par la recherche de sensations nouvelles. Certains y viennent pour bousculer leur quotidien et d’autres pour y fuir la réalité, de façon donc non pas éphémère et grandiose (et ainsi récréative) mais comme un véritable mode de vie. Pour la sociologue Emmanuelle Hoareau « L’imaginaire de réenchantement du monde occupe une grande place dans les représentations collectives des teufeurs ; ils utilisent les substances chimiques comme des outils chargés de transformer leur relation à soi et au monde et de modifier imaginairement, au niveau de la représentation de soi, leur identité et leur place dans la société ». On voit donc par la consommation de ces produits dans ces environnements minimalistes une recherche de paradis artificiel non plus dans l’extime commun mais dans l’intime, permettant ainsi à chacun d’avoir la possibilité de donner vie à ses propres décors, ambiances, sensations au fond de soi tels des mirages, le tout bercé par les basses au volume indécent des murs de caissons.






MÉTAPHORE COLLECTIF, PAILLETTES


À mi-chemin entre la légalité et la clandestinité, la free party et la boîte de nuit, le Métaphore Collectif s’invite depuis 2010 dans divers lieux de la cité phocéenne (du squat près du dernier arrêt de bus de la ligne, aux scènes du festival le B:on Air) pour des soirées où la violence de la musique électronique n’a d’égal que l’esprit de bonne camaraderie de ses occupants. En 2016, après six ans de succès, le collectif investit un nouveau lieu, pour répondre à une demande (et un besoin) toujours grandissante, et crée PailletteS. PailletteS est le genre de soirée qui porte bien son nom, on y danse toute la nuit autour des paillettes multicolores qui volent partout avant de finir leur trajectoire sur notre corps transpirant. Vous en repartez systématiquement aussi vidé qu’empailleté. Mais au-delà, ces fêtes mensuelles prônent un vrai esprit libertaire loin des jugements, des restrictions et invite l’art tout comme l’Homme à sortir de leurs cadres et à venir se rencontrer sur le dancefloor au milieu des basses et des paillettes et ainsi y investir et habiller, l’espace. Ces évènements sont un véritable lieu d’expression durant lesquels se rencontrent DJ, musiciens, performeurs, plasticiens, scénographes.

« C’est le déploiement d’un espace sombre et coloré, brumeux et scintillant, de la pop au gabber, une remise en question des limites, de la scène, des genres. C’est NOTRE projet, nous sommes le futur ! »

Collectif PailletteS

Si l’idée de faire partie du décor en étant recouvert de paillettes séduit durant ces soirées techno, on retrouve cette même énergie chaque début du mois de mars en Inde durant le Holi. Loin de beats endiablés, de la consommation de drogue et d’alcool, cette célébration transforme les rues du pays en vaste terrain de jeu dont la règle consiste à s’asperger de couleurs (sous forme de poudre ou de peinture). Cette fête tire ses origines dans la mythologie hindoue où le roi Hiranyakashipu régnait en despote et jaloux de l’adoration de son fils pour le dieu Vishnu, décida de le tuer. Il fit appel à sa sœur Holika, qui ne craignait pas le feu, et lui ordonna de défier son neveu en s’allongeant dans les flammes à ses côtés. Celui-ci releva le défi et triompha, alors que Holika périt dans les flammes. C’est de cette histoire que serait né l’événement, qui symbolise la victoire du bien sur le mal et l’arrivée du printemps après l’hiver, et c’est par la couleur que le peuple indien décide chaque année de célébrer ce renouveau. La couleur y a une forte symbolique : le vert pour l’harmonie, l’orange pour l’optimisme, le bleu pour la vitalité et le rouge pour la joie et l’amour. Cela permet ainsi de laisser s’exprimer tout un peuple dans un moment de partage qui, le temps d’une journée fait tomber les barrières sociales et disparaître les classes, les castes et les genres si présents le reste de l’année.





HOLI


Il est intéressant de noter que notre rapport à la couleur ne relève pas tant de l’inné mais de l’acquis.
En effet, comme le dit Michel Pastoureau, historien et spécialiste de la symbolique de la couleur, « la couleur n’est pas tant un phénomène naturel qu’une construction culturelle complexe, rebelle à toute généralisation, sinon à toute analyse ». Il n’est pas rare de remarquer que dans certaines cultures, la place accordée à la couleur, ses interprétations et utilisations sont bien différents des nôtres, Français. Notre rapport à la couleur est en grande partie influencé par notre culture et ce pour diverses raisons telles que nos croyances, notre langue, la nature mais également la lumière (jouant un rôle essentiel dans sa perception), dans laquelle nous évoluons. Je l’ai moi-même observer au cours de mes études. J’ai en effet eu la chance de partager ces années dans des classes composées de gens venant d’Asie, d’Afrique ou encore d’Amérique du sud et j’ai souvent remarqué dans leurs travaux des choix et mariages de couleurs plus audacieux.





B/ LE BIEN-ÊTRE PAR L’ESPACE




LE POUVOIR DES COULEURS
JEAN-GABRIEL CAUSSE

Il est intéressant de voir comment notre environnement influe sur notre rapport au monde, à l’autre et à nous-même.
Comme le démontre si bien dans cette conférence TEDx, le designer et écrivain français Jean-Gabriel Causse, la couleur a le pouvoir d’influer sur nos émotions. En effet 80% des informations qui nous parviennent passent par la vue. C’est-à-dire qu’avant même que vous ayez un avis sur quelque chose, en une fraction de seconde, votre inconscient vous a lui déjà plongé dans une atmosphère. Les couleurs ont donc le pouvoir de vous réchauffer, vous aident à vous concentrer, vous détendre, etc, et vous accompagnent dans votre quotidien. C’est ainsi que la joie du Holi s’exprime, par des explosions multicolores : le même événement mais avec des couleurs déssaturées donnerait des allures d’après guerre à cet événement avec ces camaïeux de gris. Il en est de même pour la fête, la tolérance que nous avons pour les couleurs fortes et leurs mélanges pour célébrer les moments de joies et de lâcher prise est bien différentes de celle que nous avons tous les autres jours et est justifiée par ce besoin d’euphorie afin de nous aider à y parvenir.







La couleur est-elle naturelle ou culturelle ?
Conférence de France Culture le 15/03/2018












ROSE BAKER-MILLER

Comme nous venons de le voir (et comme nous le ressentons chaque jour) les couleurs ont un pouvoir qui va au-delà de celui nous satisfaire ou nous déplaire : elles nous conditionnent. C’est avec cette intuition qu’en 1978 Alexander G. Schaus, chercheur américain, trouve, selon lui, la nuance parfaite pour apaiser stress, angoisse et colère : le rose Baker Miller. C’est ainsi qu’il proposa sa couleur à un environnement tout indiqué, l’univers carcéral afin de tester l’effet de cette nuance sur les détenus. Gene Baker et Ron Miller, responsables d’un centre correctionnel militaire de Seattle qui donneront leur nom à la nuance, acceptent l’expérience et font repeindre les chambres de confinement. Résultat, après 15 minutes dans ces chambres de confinement, les comportements violents et agressifs auraient été réduits, ce jusqu’à trente minutes après la sortie et après 156 jours d’expérimentation, il n’y a eu aucun cas de comportement agressif et criminel n’aurait été rapporté, selon le rapport délivré.

Une psychologue suisse, Daniela Späth poursuit ces recherches quarante ans plus tard en 2007, et parvient à démontrer les bienfaits de cette couleur sur la pression artérielle des personnes sujettes au stress, ou violentes.

« Au cours des quatre dernières années, quatre cellules dans la zone de haute sécurité de la prison de la commune de Pfäffikon, dans le canton de Zurich en Suisse, sont peintes en “Cool Down Pink”. Seulement les prisonniers qui pourraient commettre des agressions violentes sont placés dans ces cellules. Selon le directeur de la prison, le comportement agressif des prisonniers placés dans ces cellules a diminué de manière significative durant la période en question »

Daniela Späth




Angélique Stehli
Pink Cells 2013 - 2017




Rose Baker-Miller
/ Cool Down Pink

RGB - 255, 145, 175 CMYK - 0, 43, 31, 0




Tranquilizing Effect of Color Reduces
Aggressive Behavior and Potential Violence
,
Compte rendu en anglais de l’expérience
de Alexander G. Schauss, 1979




PINK-BLUE

Kapwani Kiwanga, artiste canadienne, présente en 2017, dans une exposition au Power Plant à Toronto Pink-Blue. Cette installation, qui prend la forme d’un long couloir, n’est pas sans rappeler ceux des univers hospitaliers et carcéraux. Seule la couleur sur les murs, sol, plafonds et la lumière viennent habiller l’espace de ce rose Baker-Miller et d’une lumière bleue qui aurait également des propriétés calmantes. Cette installation invite le visiteur à expérimenter ces effets dans un environnement où la couleur intervient comme une architecture disciplinaire1.


1 L’ « architecture disciplinaire », des formes architecturales qui influent sur le comportement humain dans les espaces publics. Elle se penche sur la façon dont les espaces sont conçus et contrôlés pour déterminer comment nous interagissons avec eux et déambulons à travers eux.







LES 3 FAÇONS QU’A LE DESIGN DE VOUS RENDRE HEUREUX
DON NORMAN







Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi le vin bon marché avait meilleur goût dans des verres élégants ? Pourquoi les ventes d’ordinateurs Macintosh ont grimpé en flèche lorsque Apple a présenté en 1998 l’iMac G3 coloré ? De nouvelles recherches sur la cognition (ensemble des structures et activités psychologiques relatives à la connaissance) et nos émotions ont montré que les design (au sens large) attrayants les impact positivement.
C’est ce que développe le psychologue cognitiviste américain, Donald Norman dans cet exposé de 2003 pour TED.
Pour Don Norman les notions de beauté, d’amusement, de plaisir et d’émotion, sont celles qui font d’un design un design qui rend les gens heureux et, qui en font ainsi un produit bien conçu. Un design bien pensé est de cette façon un design conçu pour provoquer une réaction émotionnelle chez l’utilisateur qui occupe la place central de la problématique du designer.
Le professeur en environnement et urbanisme Justin Hollander et l’architecte Ann Sussman affirment que les paysages urbains insipides ont un impact physique et mental sur nous.
La laideur tue l’inspiration.
Un bon design est au cœur d’une bonne société. Notre environnement façonne notre humeur de telle sorte que nous nous sentons comme une personne différente selon ce que nous voyons et où nous sommes. C’est ainsi que nous nous tenons de façon plus altière lorsque nous entrons dans un grand restaurant ou invité à un évènement mondain. C’est parce que nous nous moulons à notre environnement. Si l’environnement est bien conçu et beau, il fait ressortir le meilleur de nous.





UN DESIGN POUR LES 5 SENS
JINSOP LEE







Cette réflexion autour du pouvoir cathartique de l’espace se clôture par cette brillante démonstration sur le pouvoir du sensoriel dans le design par le designer industriel Jinsop Lee.
Comme je le disais plus haut, 80% des informations passent par la vue mais qu’advient-il des 20% restantes ? Il est évident qu’elles se répartissent entre nos 4 autres sens. Si l’impact des couleurs et des lumières sur nous ne fait aucun doute, qu’en est-il des odeurs ? Au cours de ces recherches, je me suis penchée sur les différents aspects de l’atmosphère et leurs impacts, mais leur dimension olfactive ne m’a pas été évoquée lors des réponses au questionnaire qui introduit ce mémoire. Et pourtant l’odeur du pop-corn au cinéma ou encore celle de l’herbe fraîche, éveille en nous tous quelque chose. En effet, si la vue est un sens complémentaire au toucher, l’odorat l’est avec le goût mais est également relié très étroitement à la mémoire et ainsi nos émotions. C’est la raison pour laquelle de plus en plus de grandes entreprises misent sur l’expérience utilisateur. En effet, un utilisateur se remémorera plus facilement un produit si celui-ci fait appel à plusieurs sens du à son expérience plus enrichie qu’avec un produit uniquement porté sur le visuel. Si vous avez l’occasion de tester un produit, celui sera ancré dans votre mémoire et vous serez ainsi beaucoup plus enclin à en parler et l’acheter.
Cette dimension sensoriel a inspiré la société italienne Il Prisma dans la conception des bureaux de LinkedIn Madrid, Milan, Munich et Paris. En effet l’entreprise voulant une approche plus humaine pour ses employés, Il Prisma a adopté une démarche sensorielle pour répondre à leur demande. Afin de mener à bien leurs conceptions, la société a réalisé des études qui ont montré que : « le design sensoriel pouvait améliorer la capacité individuelle de concentration et d’apprentissage » comme nous l’explique Elisabetta Pero, architecte de Il Prisma. Ils ont ainsi créé des espaces aidant à stimuler les sens des employés afin de les rendre plus épanouis et productifs. De cette façon les couleurs, les matières, les odeurs et même les goûts ont ainsi donné vie à différents espaces destinés à différents besoins afin que les employés puissent trouver l’espace qui correspond le mieux au travail à faire.

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